Lactivité culturelle-dinstruction représente la partie intégrante de la vie et de la lutte de participants à la Lutte de libération nationale. Parallèlement à la lutte armée, la dirigeance militaire-politique macédonienne soccupe aussi de la culture et de la langue macédoniennes. Toute la correspondance est écrite en langue macédonienne. Dans le sein du CC du PCM fonctionne une division de propagande et dans le cadre de lÉtat-major, des référendaires pour linstruction publique et les cultes. Après la Première séance de lAALNM, ces fonctions sont exercées par le Présidium de lAALNM et par son Commisssariat pour la culture. Par lofficialisation de la langue macédonienne sont crées les conditions nécessaires pour lorganisation plus intense et le développement de lactivité culturelle en Macédoine libre.
En automne 1943, dans les régions libérées de Débartsa et de Kitchévo sont ouvertes les premières écoles avec lenseignement en langue macédonienne. Dans les unités militaires, on organise des cours pour des analphabètes. Pendant la période août 1944-avril 1945, le Présidium de lAALNM organise le réseau large décoles primaires et secondaires avec lenseignement en langue macédonienne et en langues des nationalités (ethnies), des cours pour des analphabètes etc.
Au cours de la GLN, on prête une attention spéciale à la publication de journaux, de revues et de bulletins en langue macédonienne: "Dedo Ivan" (Grand-père Jean), "Naroden bilten"(Bulletin populaire), "Naroden glas" (la Voix populaire) etc. On publie aussi nombreux journaux régionaux. LÉtat-major publie "Bilten" (Bulletin) et, ensemble avec le CC du PCM, la première revue "Ilindenski pat" (La voie de lInsurrection de St. Élie). Les brigades et les divisions macédoniennes publient leurs propres journaux: "Bratstvo" (Fraternité), "Narodna borba" (La lutte populaire), "Naroden vojnik" (Soldat populaire) etc. En 1944, on publie des journaux: "Mlad borec"(Le jeune combattant), "Nacha hronika" (Notre chronique) et "Makedonka" (Macédonienne) et, depuis 29 octobre 1944, le journal quotidien "Nova Makedonija" (La Nouvelle Macédoine). Des journaux en langue turque et albanaise "Birlik" et "Flaka e vlazerimit" commencent à paraître aussi.
Dans la poésie, il faut accentuer la contribution importante de poètes Kotcho Ratsine, Kolé Nedelkovski, Venko Markovski, Atso Chopov, Voltché Naumtchévski, Slavko Yanevski, Vlado Maleski et autres. Les partisans macédoniens organisent des manifestations, enrichies par des chansons révolutionnaires et populaires et des sketchs partout en Macédoine.
Au cours de la GLN, les artistes - peintres et sculpteurs continuent à créer: Lazar Litchénovski, Nikola Martinovski, Tomo Vladimirski, Dimo Todorovski, Borko Lazeski, Todé Ivanoski et autres. Les compositeurs plus importants de cette période sont: Toma Prochév, Pétar Bogdanov-Kotchko et Todor Skalovski.
Malgré le contenu révolutionnaire-patriotique de lart pendant la période de la GLN, il démontre aussi des valeurs esthétiques-artistiques.