LA PARTIE DE VARDAR DE LA MACÉDOINE AU COURS DE LA GUERRE DE LIBÉRATION NATIONALE

(1941-1945)

Après la Guerre d’avril (1941) et la capitulation du Royaume de la Yougoslavie, la Macédoine est partagée de nouveau, cette fois par les occupants fascistes: la Bulgarie, l’Allemagne et l’Italie (Albanie). C’est la période de nouveau partage du peuple macédonien, suivi par le nouveau assujettissement politique, l’assimilation nationale et l’exploitation économique. Sur le territoire macédonien sont concentrées de nombreuses forces militaires-policières (60.000 hommes environ). On prend des mesures répressives contre les participats du Mouvement de libération nationale (MLN) et leurs familles. Le peuple macédonien est exposé à la terreur en masses, aux procès judiciaires et aux persécutions. L’occupant exerce aussi la propagande culturelle-d’instruction systématique.

Le peuple macédonien s’oppose à l’occupant par toutes ses forces. Le Parti communiste de la Yougoslavie (PCY) ou plus exactement le Parti communiste de la Macédoine (PCM) devient organisateur et dirigeant de la lutte contre le fascisme, de l’insurrection armée du peuple macédonien. Cette attitude positive du PCY envers la question nationale macédonienne fait entrevoir les perspectives de la libération nationale du peuple macédonien et de la formation de l’État macédonien et c’est pourquoi le peuple macédonien s’insère en masses à la lutte armée.

En 1941, les commandements militaires et les commissions sont constitués, pour faire la collecte d’armes et pour instruire les futurs combattants de se servir de celles-ci. Les premiers groupes de diversions sont formés. Le 22 août 1941, dans les environs de Skopjé est constitué le Détachement de partisans de Skopjé qui entreprend les premières actions de partisans. On constitue ausssi les Détachements de Koumanovo et de Prilep, les actions duquel - le 11 octobre 1941 - représentent le commencement de l’insurrection du peuple macédonien. Le mouvement des partisans se développe aussi en 1942, on constitue 9 détachements qui agissent sur le terrain assez vaste. Le commandement régional se transforme en État-major de la Macédoine. Au cours de la période février-mars 1942, à Skopjé et à Tétovo est formé le Parti communiste de la Macédoine (PCM). Le Comité central (CC) du PCM et l’État-major deviennent organisateurs principaux du mouvement de libération nationale. En été 1943, les détachements des partisans intensifient leur activité. Le 2 août, au village Otéchévo est organisée la réunion du CC du PCM, dite de Préspa, à laquelle les décisions importantes sont prises, relatives à la convocation de l’Assemblée antifasciste de libération nationale de la Macédoine (AALNM), à la formation d’unités militaires plus nombreuses et à l’extension du réseau d’organes du pouvoir populaire. Le 18 août 1943, on constitue la premier battaillon qui porte le nom de Mirtché Atsév. De cette manière-ci initie le procès de la création de l’armée macédonienne. Après la capitulation de l’Italie en septembre 1943, le mouvement de libération nationale se répand et on constitue de nouvelles unités - des brigades.

En octobre 1943, l’État-major adopte le fameux Manifeste - document de programme dans lequel on élabore le caractère et le but du Mouvement de libération nationale et on expose le statut de la Macédoine comme État de la future fédération yougoslave. A la deuxième séance du Conseil antifasciste de libération nationale de Yougoslavie (CALNY) du 29 novembre 1943, on reconnait l’égalité de droits de la Macédoine dans le cadre de la fédération yougoslave et l’existence de la nation macédonienne. La langue macédonienne est proclamée une des langues officielles de la nouvelle Yougoslavie.

En hiver 1943 et en printemps 1944, l’armée macédonienne est très active et entreprend plusieurs actions importantes (la Marche de février, l’Offensive de printemps) qui portent des coups sérieux à l’occupant bulgare.

En 1944, le réseau d’organes du pouvoir en Macédoine se répand (800). L’État-major et le Comité d’initiative préparent la convocation de l’Assemblée antifasciste de libération nationale de la Macédoine (AALNM).

Le 2 août 1944 a lieu l’historique Première séance d’AALNM à laquelle on prend les décisions d’importance constitutive pour la formation de l’État macédonien comme unité fédérale de la fédération yougoslave et à laquelle la langue macédonienne devient langue officielle.

Au cours de la période septembre-novembre 1944, l’armée macédonienne entreprend des offensives importantes et libère la majeure partie du territoire de la partie de Vardar de la Macédoine. Le 13 novembre, la capitale de la Macédoine - Skopjé est liberée.

Depuis août 1944 jusqu’avril 1945, la dirigeance militaire-politique macédonienne édifie par ses propres forces l’État macédonien. Les décisions d’AALNM provoquent la mobilisation du peuple macédonien qui considère le Mouvement de LN garant unique de sa liberté nationale et de la formation de l’État macédonien, désiré pendant des siècles.

A la fin de 1944 et au début de 1945, l’armée macédonienne se transforme en force militaire puissante qui compte environ 100.000 de combattants. En printemps 1945, le corps d’armée macédonienne participe aux opérations de libération de la Yougoslavie. La Macédoine devient une des puissances antifascistes qui contribue de manière importante à la défaite du fascisme et conquit la réputation auprès la Coalition antifasciste. Par ceci, les conditions indispensables pour la reconnaissance de l’État macédonien nouveau-crée par les forces alliées sont crées, bien que dans le cadre de la fédération yougoslave.

Après la Deuxième guerre mondiale se réalisent les aspirations et les idéaux séculaires de l’édification de l’État macédonien et de la libération nationale et sociale du peuple macédonien, malheureusement uniquement dans la partie de Vardar de la Macédoine. La nation macédonienne et la langue macédonienne sont reconnues et affirmées au niveau international.

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