LA PARTIE D’ÉGÉE DE LA MACÉDOINE

(1919-1940)

Après les Guerres balkaniques et la Première guerre mondiale, la Grèce occupe la partie méridionale de la Macédoine (34.356 km² ou 51% du territoire ethno-géographique de la Macédoine). La majorité de la population de cette partie de la Macédoine sont des Macédoniens, les autres sont des Turcs, des Grecs, des Juifs et des Valaques. A cause de la compacité de la population macédonienne , la langue macédonienne représente la langue la plus utilisée, par 77% de la population.

L’État grec applique la politique de dénationalisation et d’asssimilation de Macédoniens de la partie d’Égée de la Macédoine. Le nom Macédonien et la langue macédoniene sont interdits et leur usage est sévèrement puni. Les Macédoniens sont traités comme "Bulgares", "Slavophones", "Grecs" ou "population autochtone".

L’État grec se sert de tous les moyens possibles (la propagande ecclésiastique-d’instruction et la terreur) pour changer le caractère ethnique de la partie d’Égée de la Macédoine: l’expulsion de Macédoniens, la colonisation des biens de ceux-ci par la population non-macédonienne (surtout grecque). Par le Traité de Neuilly en 1919 pour l’échange "volontaire" de la population entre la Grèce et la Bulgarie, 86.000 Macédoniens sont forcés d’émigrer de la Bulgarie. Par le Traité de Lausanne entre la Turquie et la Grèce de 1923, de la partie d’Égée de la Macédoine sont expulsés 350.000 musulmans, parmi eux, 40.000 Macédoniens-musulmans. L’État grec colonise les territoires de la partie égéenne de la Macédoine, abandonnés par la population macédonienne, par 618.000 sujets, surtout d’origine grecque. Ainsi, cette partie de la Macédoine perd son caractère ethnique macédonien et la langue macédonienne parlée par 240.000 Macédoniens devient la langue de la minorité. Comme majorité, les Macédoniens se conservent dans les régions de Kostour, Lérine et Vodén. En 1926, la Grèce approuve la loi d’après laquelle les toponymes macédoniens doivent être changés en toponymes grecs.

Sous pression de la Société des nations, en 1925, la Grèce publie "l’Abétsédar", manuel destiné aux élèves macédoniens, en langue macédonienne, en caractères latins, qui est tout de suite confisqué par les autorités et détruit.

Le peuple de la partie d’Égée de la Macédoine s’oppose de toutes ses forces à la politique grecque de dénationalisation. Dans la famille, on cultive la langue macédonienne parlée. Une partie de Macédoniens entre dans les rangs de l’ORMI(unie) ou du Parti communiste et c’est pourquoi ils sont persécutés et emprisonnés. Malgré tout, on publie des journaux macédoniens.

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