LA PARTIE DE PIRINE DE LA MACÉDOINE ET L’ÉMIGRATION MACÉDONIENNE EN BULGARIE

(1919-1941)

Après la Première guerre mondiale, la partie de Pirine de la Macédoine, avec 6.798 km² et 235.000 habitants, 96% desquels sont des Macédoniens, appartient à la Bulgarie. Environ 200.000 Macédoniens émigrent en Bulgarie. La Bulgarie profite leur situation tragique pour réaliser ses intérêts grand-bulgares et pour s’emparer de la Macédoine.

Au sein de l’émigration macédonienne en Bulgarie agissent les révolutionnaires macédoniens importants. Anciens dirigeants de l’ORMI, "Sertchani" continuent à défendre les intérêts macédoniens. Organisés en Représentation provisoire de l’ex-ORMI (Gjortché Pétrov, Dimo Hagi Dimov, Pétar Pop Arsov etc.), ils essaient à gagner le public international à sa cause en présentant à la Conférence de Paix à Paris la réclamation plaidant l’érection de l’État macédonien autonome. L’activité de la Représentation irrite les milieux gouvernamentaux en Bulgarie qui mettent en action le Comité exécutif vrhovisé des fraternités macédoniennes qui paraît devant les organismes internationaux, contre les intérêts du peuple macédonien. Les fraternités macédoniennes en Bulgarie n’ont pas toutes la même orientation - une partie d’elles développe l’activité nationale-de culture importante (dans les régions de Koukouch, de Ghévghéliya etc.).

Après la guerre, l’ORMI "autonomiste" avec Todor Alexandrov à la tête se déclare partisan de l’autonomie de la Macédoine mais elle est complètement à la solde du vrhovisme et de la cour bulgare. En se transformant en organisation terroriste, l’ORMI cause beaucoup de dommages au mouvement de libération nationale par grand nombre d’assassinats politiques de notables macédoniens (Yané Sandanski, Gjortché Pétrov, Dimo Hagi Dimov, Todor Panitsa etc.) qui provoquent la répugnance du public européen. L’ORMI vrhoviste dans la partie de Pirine de la Macédoine se transforme en un espèce "de l’État dans l’État", en commettant actions terroristes aussi dans la partie de Vardar de la Macédoine. Après l’ assassinat de Todor Alexandrov et l’arrivée de Vantcho Mihaïlov à la tête de l’ORMI, on réalise un grand nombre d’attentats terroristes et de nombreux Macédoniens-patriotes et communistes en sont des victimes.

Au sein de l’émigration macédonienne agît aussi l’organisation légale de St. Élie qui publie ses organes "Ilinden", "Pirine" etc.

Pendant la période entre les guerres mondiales, l’activité des Macédoniens en Bulgarie est très intense. On publie "Ilinden", "Makedonsko zname", "Makedonski vesti", "Obedinist" etc.

De 1937 jusqu’en 1940 à Sofia est très actif le soi-disant Cercle littéraire macédonien. Ses membres, fondateurs de la littérature contemporaine macédonienne sont: les poètes Nikola Yonkov Vaptsarov, Kolé Nedelkovski, Anton Popov, Michaïl Smatrakalév (Anghél Zharov) etc.

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