LE DÉVELOPPEMENT ET L’AFFIRMATION DE L’IDÉE NATIONALE ET POLITIQUE MACÉDONIENNE

La conception des Macédoniens concernant leur propre État national commence à se développer vers la moitié du XIXème siècle, elle s’exprime plus intensement dans les années 70, et continue à se constituer sous diverses formes, devenant la conscience de tout le peuple en Macédoine Vers la fin du XIXème et au commencement du XXème siècle, dans le cadre du Mouvement révolutionnaire de libération se développe l’idée nationale-politique nationale avec ses conceptions de libération nationale du peuple macédonien et la constitution de l’État macédonien. Le programme national macédonien et l’idéologie se développent progressivement et de manière continue. On expose les buts et les réclamation de la reconnaissance de l’individualité nationale des Macédoniens, de l’érection de la langue macédonienne au niveau de langue littéraire, du renouvellement de l’Archevêché d’Ochrida comme église nationale autocéphale, d’écoles nationales et du propre centre administratif-politique, comme pré-condition pour la constitution future de la Macédoine comme État autonome dans le cadre de la Turquie ou comme État autonome au sein de la future fédération balkanique.

La première présentation publique du programme national macédonien appartient au Club macédonien à Belgrade (v. "Balkanski glasnik" - Le Courrier Balkanique, 1902). Au mois d’octobre 1902, à St. Pétersbourg, les dirigeants du Club (S.Y.Dédov, T. Michaykov et autres), ensemble avec K. Missirkov, D. Tchoupovski et autres constituent la Colonie macédonienne et la Société scientifique-littéraire macédoniene (SSLM). Depuis 1902 jusqu’en 1917, la Société devient porteur principal de l’idéologie nationale macédonienne et représentant des aspirations du peuple macédonien.

Le programme national complet des Macédoniens est exposé dans la Mémoire de SSLM du novembre 1902 dans laquelle on réclame la reconnaissance du peuple macédonien comme nation particulière en Turquie, avec sa langue littéraire particulière, à droits égaux avec celle turque, la nomination de gouverneur général appartenant à la nation prédominante et la formation de fédération avec les pays voisins.

Dans son étude de 1903, "Les Affaires macédoniennes", en bases scientifiques, K. Missirkov élabore la dimension historique-politique de l’existence et du développement de la nation et de la langue macédoniennes. On rencontre la même idéologie dans la revue "Vardar", publiée par Missirkov à Odéssa en 1905 et dans la revue "Makedonski glas" (La Voix macédonienne) publiée par Tchoupovski et SSLM à St. Pétersbourg. Fonctionnant sous divers noms et formes, la Société réalise plusieures activités du programme national macédonien: on définit les frontières de la Macédoine; on élabore la première carte ethno-géograpfique de la Macédoine et on l’envoie à la Conférence de Paix à Londres; on transmet des mémoires aux Grandes Puissances et aux pays balkaniques, au public européen et russe, dans lesquelles on réclame la constitution de la Macédoine en État unique, uni et indépendant; on publie nombreux articles sur la particularité nationale et linguistique des Macédoniens etc.

Par le Programme du Comité révolutionnaire macédonien de 1917 sur " la République balkanique fédérale" avec la République macédonienne comme État-membre, les conceptions de programme des Macédoniens de cette période-là sont complétées. Vers la fin de la Première guerre mondiale apparaissent nouvelles conceptions du programme et on réclame la constitution de la Macédoine comme État du droit public.

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