LE MOUVEMENT CULTUREL-NATIONAL DU PEUPLE MACÉDONIEN

(XIXème siècle)

Les éléments du réveil national des Macédoniens se manifestent au commencement du XIXème siècle. La bourgeoisie devient porteur principal de la conscience nationale macédonienne, organisée dans les communautés religieuses-scolaires qui fonctionnent sous diverses formes de l’autonomie locale, avec les instituteurs à la tête. Le processus du renforcement de la conscience nationale se manifeste dans les années 60 et 70 par la lutte de la bourgeoisie macédonienne pour l’éloignement des représentants du Patriarcat de Constantinople et leur remplacement par ceux macédoniens, pour l’introduction de la langue macédonienne dans les églises et les écoles, le rétablissement de l’Archevêché d’Ochrida comme église macédonienne autonome, l’ouverture de premières typographies et la préparation de manuels et de livres en langue macédonienne populaire, avec les éléments du slavon.

La pléiade d’agents de la renaissance nationale-culturelle macédonienne collectionne les chansons populaires et écrit des oeuvres littéraires et didactiques en parler local, confirmant par ceci la conscience culturelle et nationale macédonienne. Parmi eux, il faut accentuer J. Krtchovski, K. Peïtchinovitch, J.H.Konstantinov-Ginot, les frères Miladinovi, K. Chapkarév, G. Prlitchév, P. Zografski et Gj. Poulévski.

Le développement ultérieur de la conscience nationale macédoniene est empêché par les propagandes religieuses-scolaires et autres des monarchies voisines - la Bulgarie, la Grèce et la Serbie. Par l’ouverture de leurs écoles et des églises, par l’envoi d’instituteurs et de livres de classe, on essaie à assimiler le peuple macédonien, la conscience nationale duquel vient d’être réveillée. Le peuple macédonien s’oppose en masses à ces propagandes étrangères par le mouvement anti-Patriarcat et anti-Exarchat, guidé par les intellectuels. Au cours des années 90 du XIXème siècle, le métropolite de Skopjé Théodossi conduit la lutte contre le Patriarcat grec et l’Exarcat bulgare, plaidant la constitution de l’église macédonienne autonome ou plus exactement le renouvellement de l’Archevêché d’Ochrida.

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